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Se poser les bonnes questions pour acheter le TBI qui convient le mieux

La taille - Le format - Le mode d'utilisation - La technologie - La surface - Le logiciel - Les accessoires - Comparatif... - Intéropérabilité et TBI

La taille

Les TBI existent de différentes tailles. La plupart des gammes proposent trois modèles, un grand, un moyen et un petit.

Les grands tableaux

Ce qui se vend le plus, ce sont les grands. En effet, ils offrent la plus grande surface d'affichage et d'écriture. Ils ont une surface sensiblement équivalente aux tableaux traditionnels.
Leur diagonale est d'environ 2m.
En revanche, ils prennent plus de place dans la classe et dans certains cas, on leur préférera un modèle plus petit.
Avec des élèves de petite taille, on évitera aussi les grands tableaux si on veut les faire manipuler car ils ne pourront pas atteindre le haut du tableau.
Si pour éviter cela on place le tableau très bas, les élèves du fond de la classe auront la visibilité masquée par les élèves du premier rang.
Une alternative élégante est l'utilisation d'un TBI au format 16/9.
Il faut un grand véhicule (genre grand monospace) pour les transporter.

Les tableaux moyens

C'est un bon compromis pour les classes de petite dimension où les élèves les plus jeunes.
Leur diagonale d'environ 1,60m les rendent facile à transporter et suffisamment grands pour la plupart des salles de classes.
Comme ils sont généralement moins chers que les plus grands, ils rencontrent un certain succès avec environ 1/4 des modèles vendus dans le monde.
Ils entrent dans un véhicule break ou les grandes berlines.

Les petits tableaux

Avec une diagonale d'environ 1,20m, ces tableaux sont conçus pour être faciles à transporter. ils sont souvent proposés avec une housse, ce qui permet de les transporter facilement, dans n'importe quel véhicule et dans les transports en commun (comme un grand carton à dessin).
En classe, ils sont efficaces pour des activités de manipulation en petits groupes. On pense par exemple à des activités en maternelle, y compris en disposant le tableau à l'horizontale.
Cependant, pour des usages vraiment itinérants, on pourra préférer un DMI qui sera transportable dans une mallette mais qui obligera à trouver une surface de projection à l'arrivée.


Le format

4/3

C'est le format le plus courant. Il rappelle l'origine informatique du matériel car il s'aligne ainsi sur l'ancien format par défaut des ordinateurs et des vidéoprojecteurs.
L'essor des formats 16/9 pour les écrans et les vidéoprojecteurs a donné l'idée aux fabricants de TBI de proposer des TBI à ce nouveau format.

16/9 ou 16/10

Plus rare que le 4/3, le format 16/9 ou 16/10 présente pourtant de grands intérêt pour une utilisation pédagogique.

  • Il rappelle le format des tableaux de classe, les enseignants retrouveront donc facilement leurs marques.
  • Il permet d'afficher côte à côte deux documents.
  • Il permet d'optimiser la surface. En effet, étant moins haut à surface égale, ils ne posent pas de problèmes d'accessibilité aux petits.
  • Le tableau pouvant être fixé plus haut sans obliger les utilisateurs à sauter pour atteindre son sommet, sa partie inférieure sera plus visible pour les spectateurs de l'arrière plan.

Le mode d'utilisation

Deux approches existent. l'utilisation de stylets ou celle des doigts.

Les stylets

Il s'agit de petits "stylos" permettant au TBI de savoir où l'utilisateur pointe ou trace.
Ils comportent en général 1 ou 2 boutons permettant d'accéder rapidement à certains fonctions (clic droit, double clic). Ces boutons sont généralement paramétrables.
En cas de perte, il faudra racheter un modèle identique. Cela peut augmenter le coût de fonctionnement et surtout privera de l'utilisation du TBI en attendant le remplacement.
La plupart de ces stylets fonctionnent avec des piles, certains sont rechargeables sur un support. Signalons que d'autres ne nécessitent pas de pile.
Pour accéder aux différents fonctions (couleur, outil...), il faut obligatoirement utiliser une palette d'outils qui prend une petite partie de la surface d'affichage (elle peut cependant être généralement réduite ou masquée).

Les doigts

On a toujours ses doigts sur soi. Par contre, certains n'apprécient pas de toucher directement la surface. ils ont toujours le recours d'utiliser des stylets à bout en feutre (stylets leurre).
Ils permettent donc une utilisation identiques à celles d'un modèle à stylet avec cependant l'absence de boutons de commande complémentaires sur le stylet.
Ceux qui apprécient l'approche tactile, pourront réaliser toutes les actions avec les doigts. C'est très amusant avec un logiciel de dessin.

Au choix

Signalons qu'il existe des TBI pouvant fonctionner aussi bien au doigt qu'avec un stylet, c'est le cas du FX-DUO, du Polyvision Walk-and-Talk et surtout le SMARTboard qui propose cette possibilité depuis... 1991..


La technologie

Il existe plusieurs technologies

Les surfaces tactiles

La surface détecte l'appui. Cela permet d'utiliser ces matériels avec le doigt ou avec des stylets sans électronique (stylets leurre).
Ils sont d'un emploi très intuitif. Par contre, si on s'appuie sur le tableau, on peut provoquer un tracé involontaire. Le réflexe est cependant rapidement pris, y compris par les enfants.
La précision de ces matériels est bonne.
La surface est solide. Elle ne craint pas les chocs, mais la destruction de la surface par entaille ou perforation peut en limiter en partie ou totalement le fonctionnement (ces accidents sont plus qu'exceptionnels et généralement le résultats d'actes de vandalisme).
D'un point de vue sanitaire, ces technologies n'émettent aucune radiation, ce qui peut être un argument pour une utilisation avec de jeunes enfants.

Les technologies électromagnétiques

La surface du TBI est dotée d'un détecteur électromagnétique qui détecte la position d'un stylet.
La technologie permet également une excellente précision.
La surface étant électronique, elle pourrait être considéré comme un petit peu plus fragile, mais l'expérience montre que ces matériels sont aussi fiables que les autres.
Les stylets comportent un ou plusieurs boutons, généralement programmables.
La plupart de ces matériels nécessitent des piles, ou des accus rechargeables. Si le stylet est perdu, le TBI devient inutilisable. Il conviendra donc d'en prévoir plusieurs et de conserver la réserve en lieu sûr...

Les technologies optiques

Il en existe de plusieurs sortes. allant du laser à l'infrarouge en passant par les caméras.
La précision peut donc aller de très bonne à médiocre (en particulier si on se réfère à des dispositifs bricolés comme les DMI WII).
Les technologies infrarouge exigent l'utilisation d'un stylet, par contre, les technologies haut de gamme peuvent s'utiliser au doigt (comme dans le FX Duo d'Hitachi et la technologie DViT de SMART).

Les technologies radio ou par ultrasons

Ces technologies obligent à l'utilisation d'un stylet.
La technologie par ultrason oblige à avoir un stylet d'assez gros diamètre.
La précision est généralement moins bonne, en particulier dans les angles.
L'avantage de cette technologie réside principalement dans la réduction du dispositif de réception. en effet, il suffit d'un boîtier situé dans un angle du tableau pour rendre toute une surface interactive. Cela permet la vente de dispositifs mobiles (DMI) et dans le cas de TBI traditionnels, cela simplifie le SAV car il suffit de changer ce boîtier sans avoir à retourner l'ensemble du TBI. L'opération étant très simple, l'utilisateur peut la faire lui-même.


Le type de surface

Il existe trois types de surfaces. Les surfaces dédiées à la projection, celles qui permettent l'utilisation de feutres effaçables et les surfaces inexistantes...

Les surface dédiées à la projection

Ce sont les plus belles surfaces pour une utilisation avec un vidéoprojecteur. Elles suppriment presque totalement l'effet de point chaud.
En revanche, elles sont déconseillées pour une utilisation avec des feutres effaçables car cela laisse des marques qui peuvent être difficiles à enlever.

Les surfaces utilisables avec des feutres effaçables

Certains considèrent que le TBI doit aussi pouvoir être utilisé comme un vulgaire tableau blanc. Pour cela, la surface est un peu plus lisse et donc plus facilement effaçable.

Les surfaces inexistantes...

Les vidéoprojecteurs pouvant projeter sur toute surface, il est tentant d'utiliser des DMI qui permettent de rendre interactive n'importe quelle surface. Le revers de la médaille est que si on utilise un tableau blanc ordinaire de classe, on obtient un très gênant point chaud. C'est tolérable pour une utilisation occasionnelle, mais pas pour une utilisation fréquente.
Sur une surface plus mate, on n'aura pas ce problème, mais si celle-ci est trop rugueuse, on éprouvera un inconfort à utiliser un stylet sur les aspérités.


Le logiciel

Les fabricants ont trois attitudes face au logiciel de TBI. Soit ils n'en proposent pas, soit ils proposent un logiciel minimum, soit ils offrent un logiciel très complet.
De la même façon, les ressources proposées peuvent aller de néant à pléthore.

Absence de logiciel

Le TBI étant utilisable avec tout logiciel exploitable avec une souris, certains constructeurs ne proposent pas de logiciel spécifique.
En l'état, cela ne permet que des copies d'écran, ce qui est d'un intérêt pédagogique limité.
Il faudra donc obligatoirement trouver les logiciels nécessaires.
L'avantage de cette approche est que cela incite à conserver les logiciels habituels, n'obligeant pas à apprendre une nouvelle interface. Cela permet aussi d'avoir un format d'échange plus courant.
En contrepartie, cela nécessite un travail préalable de repérage de logiciel et risque de coûter plus cher si l'on ne trouve pas gratuitement ou à bon prix les outils nécessaires.

Logiciel minimaliste

Ce sont les fonctionnalités qui étaient proposées par les tout premiers TBI, à savoir, la copie d'écran, l'annotation et l'insertion dans un bloc-notes d'éléments de différentes origines (images, textes...).
Leur intérêt pédagogique est relativement limité, mais ils proposent cependant le strict minimum pour une utilisation de base.
On pourra toujours acquérir par la suite la licence d'un logiciel plus sophistiqué.

Logiciel avancé

Ces logiciels sont de véritables tours de contrôles de l'ordinateur et surtout des activités pédagogiques. Ils offrent généralement des bibliothèques de ressources (images, fonds, animations...) importantes et des outils permettant de faciliter la plupart des situations d'utilisation du tableau.
Certains ont des fonctions très avancées qui permettent de véritables prouesses pédagogiques, à condition toutefois de prendre la peine d'étudier ces possibilités.
Rappelons que tous les logiciels utilisables à la souris conviennent au TBI et que certains utilisateurs peuvent se passer du logiciel spécifique s'ils ont la panoplie suffisante sur leur ordinateur.


Les accessoires

Le TBI est utilisable seul. Cependant, la plupart des fabricants proposent des produits annexes.

  • Des vidéoprojecteurs. La plupart des fabricants de TBI proposent des packs permettant d'acquérir un vidéoprojecteur et le TBI pour un montant intéressant. Pour une utilisation pédagogique, ce n'est pas un accessoire, mais un outil obligatoire... Si le budget le permet, on se tournera vers des vidéoprojecteurs solidaires du TBI montés sur des ensembles réglables en hauteur.
  • Des tablettes interactives permettant d'intervenir à distance si elles sont sans fil ou de retrouver chez soi le mode de fonctionnement du TBI pour les versions filaires.
    L'idéal est de pouvoir utiliser le même stylet sur le TBI et la tablette.
  • Des systèmes de connexion sans fil à l'ordinateur pour éviter d'avoir un câble qui court de l'ordinateur au TBI.
  • Des visualisateurs (caméras de visualisation). Ces caméras permettent d'afficher sur le TBI des documents de la classe (page de livre, petit objet, manipulation...).
  • Des boîtiers de vote ou d'évaluation. Il en existe toute une variété. Ces matériels ne sont pas forcément liés au TBI et on peut discuter de leur intérêt pour nos habitudes pédagogiques française.
    Certains ne permettent que le choix entre quelques options (pour utilisation avec QCM), d'autres disposent d'un écran LCD et de clavier alphanumérique permettant des réponses riches.
    Quelque soit la marque de ces boîtiers, ils sont utilisables sur des produits d'autres marques, ce qui permet de se concentrer sur leurs capacités.
  • Système de fixation et/ou piétement. L'utilisation la plus intéressante d'un TBI est en fixe dans une classe. Cependant, dans certains cas on souhaitera disposer d'un pied à roulette. Il y a des choix différents chez les différents constructeurs.
    Pour une utilisation murale, certains dispositifs permettent de régler le TBI en hauteur et encore mieux, de faire monter et descendre d'une main l'ensemble TBI et vidéoprojecteur, ce qui permet de régler rapidement le dispositif à la hauteur souhaitée sans avoir à recalibrer.

Comparatif

À la lumière de ces indications, vous pourrez trouver dans le comparatif proposé, le TBI qui répondra le mieux à vos besoins.
Vous prendrez la peine de vérifier les prix et la date du comparatif. Ces matériels évoluant très vite, en particulier en matière de logiciel, certaines remarques peuvent ne plus être d'actualité.

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